À l’occasion des élections municipales qui se tiennent les 15 et 22 mars 2026, 23 associations ont co-signé un plaidoyer pour faire du sport un outil au service de la santé, de l’éducation, des liens sociaux et du climat.
« Et si le sport changeait nos communes ? » La question est quasiment rhétorique tant le sport est un maillon essentiel dans la vie d’une ville ou d’un village. À l’approche des élections municipales qui se tiennent les 15 et 22 mars 2026 dans tout le pays, 23 associations* ont, toutefois, tenu à rappeler la place que doit tenir le sport dans la politique et la gestion d’une commune.
Un plaidoyer important dans un contexte national morose
Il faut dire que le contexte national pousse à s’engager. Baisse des crédits nationaux et des subventions au destinées aux associations sportives, budget ministériel détricoté par les gouvernements successifs, crise du bénévolat… il y a urgence à repenser le rapport au sport.
* Les 23 associations signataires : Big Bangs, Les Climatosportifs, Emmaüs Solidarité, Kabubu, Nour, Play International, Singa, Unis Vers Le Sport, Vent Debout, la FF Sport pour Tous, Futbol Mas, la FSGT, Graines de Footballeuses, La Vague, Marseille Rainbow Sport, Nat’Handi Artistique, Profession Sport & Loisirs, Sensations Inclusives, Sport et Citoyenneté, Sport For Future, Uni-Vert Sport, Up Sport, et Yoga and Sport.
Le but de ce plaidoyer : « faire du sport un outil au service de la santé, de l’éducation, des liens sociaux et du climat » et souligner le « triple levier dont disposent les communes : la mise en place de programmes sportifs municipaux, la gestion de nombreux équipements sportifs et le soutien (financier et matériel) aux associations sportives de leur territoire ».
Si le collectif expose, à travers des propositions transversales, la généralisation des financements pluriannuels et la mise en place de méthodes participatives afin « de co-élaborer les politiques publiques avec la société civile sportive », il inscrit noir sur blanc des idées concrètes à travers plusieurs axes.
Des structures plus adaptées
Dans la partie « inclusion et cohésion sociale », les associations proposent le financement des structures sportives qui s’engagent pour l’inclusion, la formation des professionnel.les du sport et des bénévoles à l’accueil des publics vulnérables ainsi que la transformation des équipements sportifs en prenant en compte le lien social.
Plus de formation et de diversité pour la jeunesse
Pour l’angle « éducation et jeunesse », le plaidoyer appelle à une formation des professionnel.les de l’éducation à « utiliser la pratique sportive comme outil pour sensibiliser les enfants à des sujets de société ». La diversification des pratiques y est également mentionnée tout comme la création d’un réseau pour renforcer les liens entre les écoles, les clubs sportifs et la ville pour « faire du sport un vrai levier » dans la lutte contre « la sédentarité ».
Renforcer le sport-santé dans les villes
La santé n’est pas en reste. Le collectif propose le financement du sport sur ordonnance avec un budget municipal dédié au remboursement de ces séances de sport. L’ouverture de salles de sport publiques et l’utilisation du sport dans les établissements médico-sociaux figurent aussi dans le projet.
Repenser le sport en fonction du climat
Enfin, la partie « Climat et biodiversité » englobe la rénovation énergétique des gymnases et des piscines, « l’éco-conditionnement des événements sportifs » et le soutien aux filières de collecte, de don et de réemploi du matériel sportif.
Les structures concluent en appelant à « l’adoption de politiques publiques favorisant la pratique sportive pour toutes et tous, valorisant le sport comme outil d’inclusion et d’éducation et s’engageant dans une démarche d’optimisation et d’aménagement de lieux de pratique durables ».












